Un peu de philo...

Un peu de philo...
"68.Rien de suffisant pour qui le suffisant est peu."

"71. A tous les désirs, il faut appliquer la question suivante : que m'arrivera-t-il si s'accomplit ce que je cherche à obtenir mon désir, et que m'arrivera-t-il si cela ne s'accomplit pas?"

"77. Le fruit le plus important de la suffisance à soi est la liberté"

"20. Parmi les désirs, les uns sont naturels et nécessaires, les autres naturels et non nécessaires, les autres ne sont ni naturels ni nécessaires, mais proviennent d'une opinion vide."

"21. Il ne faut pas faire violence à la nature, mais la persuader ; et nous la persuaderons en satisfaisant les désirs nécessaires, ainsi que les désirs naturels, s'ils ne nous nuisent pas, en rejetant en revanche durement les désirs nuisibles."


EPICURE, sentences

Ces quelques citations résument la philosophie que j'aimerais avoir... pas seulement par rapport à la bouffe... aponie et ataraxie sont mes idéaux...
Ψ

J'ai seulement un très faible espoir de les atteindre avant ma mort...
Je hais la publicité qui nous incite à désirer des choses non nécessaires... Tant d'argent consacré à la pub dans le monde, c'est affreux. Omniprésente... l'Homme se torture très bien lui-même...

# Posté le dimanche 29 juin 2008 13:02

Modifié le dimanche 29 juin 2008 18:00

Dimanche 29 Juin 2008, Bilan de semaine n°4

Exceptionnellement, je fais mon bilan de la semaine sur seulement 6 jours

Poids à jeun : 66,5 kg pour 1m66 (soit -2,2 kg en 6 jours)
Je ne mange pas assez, ça m'énerve.

JE NE SUIS PAS UN EXEMPLE !!!

Nombre de crises de mia cette semaine : 1
(soit environ 1200 kcal vomies )
OUI OUI OUI =D Un progrès !
Cependant, j'ai acheté environ 5¤ de merde (500g de cruesli au chocolat + 200g ourson chocolat monoprix). C'est actuellement "stocké" dans ma chambre -_-'


Activités sportives :
lundi : 20 minutes d'elliptique + 10 minutes vélo en salle + 45 minutes cours de LIA
mardi : rien
mercredi : rien
jeudi : rien (oral du bac de français)
vendredi : 20 minutes altères de 3 kg (le matin à jeun) + (l'après-midi) 45 minutes LIA (pas très motivée)+ 15 minutes de octave fitness (elliptique)
samedi : rien
dimanche : rien

Bilan alimentaire :
Un seule crise de boulimie cette semaine, faite le lundi avec 2 tablettes de chocolat noisettes Milka et deux biscottes, vomis dans les toilettes de chez decré après les avoir achetés.
Autrement, il n'y a pas eu une journée où j'ai gardé plus de 750 kcal. Je suis déçue d'avoir si peur de manger. Je dois plus forcer sur les protéines. J'adore le poisson, alors ça devrait me motiver.

Bilan sportif :
Hum Hum... ! Bon, on va dire que c'est ma faute du bac mais quand même, c'est peu. Faut que j'arrête de trop me prendre la tête et que je me bouge maintenant !

... et mes pensées dans tout ça?
Assez déprimée hier... je me suis faite saigner avec un rasoir triple lame la peau au niveau de niveau de mon coeur. Avant cela, je m'étais regardée en sous-vêtements devant le miroir (je me voyais affreuse, monstrueuse), je sentais que mon coeur ne battait plus, j'ai pris peur, alors j'ai fait saigner. Après l'avoir fait, j'étais une vraie loque humaine. GRRR !!! Cela faisait plusieurs semaines que j'avais réussi à arrêter de faire ça et c'est revenu :'(
Sinon l'oral de bac c'est bien passé.
J'ai du mal à être communicative en ce moment... Je ne parle que peu à mon meilleur ami. Je n'appelle que rarement ma mère qui est à Paris et qui laisse des messages tous les soirs sur mon répondeur (mais je ne peux pas les écouter, je n'ai plus de crédit, ça ne me dérange pas plus que ça). Je m'isole un peu. Comme je fais moins de crises, j'ai peur d'être méchante avec ceux que j'aime.

J'ai du mal à être un peu satisfaite de moi en ce moment... Je recommence à boire 1,5L de coca light par jour environ... Ce liquide noir permet de diluer ma mauvaise humeur, ma tristesse ou ma lassitude... que j'évite de diluer dans un excès de calories. Et puis l'acide phosphorique me rappelle l'acide de mon suc gastrique que j'ai en bouche après avoir vomi.

La semaine prochaine, j'ai prévu de ne faire qu'une seule crise.
On m'a dit que ce n'était pas grave si je faisais 2 pas en avant et un en arrière mais ça m'angoisse trop... >.<

Je vais essayer aussi de me changer les idées en faisant plus de sport, pour éviter de penser sans arrêt aux crises, telle une toxico en manque.

Merci pour vos coms, prenez soin de vous.
Bisou. ♥
Dimanche 29 Juin 2008, Bilan de semaine n°4

# Posté le dimanche 29 juin 2008 08:23

Modifié le dimanche 29 juin 2008 18:06

... Horriblement obsessionel ...

... Horriblement obsessionel ...
C ochonnerie
H orrible
O bsession
C rise
O utremangeuse
L ourde
A valer
T rouble


VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR VOMIR

___C oûteux
___H onte
___O rgiaque
___C ompulsion
___O utrageux
___L ipides
___A bîme
éméT isant


C rime
R age
U surper
E métique
S ubterfuge
L assitude
I vresse

# Posté le samedi 28 juin 2008 16:59

Modifié le dimanche 29 juin 2008 12:26

Prise de tête...

Prise de tête...
Mercredi dernier, quand je suis sortie de l'hôpital de jour, mon infirmière référente m'a dit :
"Ne te prends pas trop la tête".

Je n'y arrive pas... les questions pleuvent à tout moment...

Surtout que je ne sais pas si la fait de "m'autoriser" un nombre prédéfini de crise par semaine m'aiderait ensuite pour être sevrée... je ne sais pas si je ne risque pas de culpabiliser en préméditant ainsi le nombre de vomissement, le jour, le lieu...
En même temps, quand je me dis que je ne dois absolument pas en faire du tout, je me rate toujours.
Quand je ne prévois rien, je peux en faire beaucoup ou peu, mais c'est toujours "improvisé", sur le vif, en réponse à un stress, à mon humeur, bref pour un rien ! Donc si je prémédite une crise par semaine, cela me force à accepter mes émotions un moment... et c'est justement l'un des objectifs de l'hôpital de jour qu'on a décidé ensemble : accepter mes émotions.

Depuis le 17 juin, jour du RDV avec les soignants, je n'arrête pas de tourner en boucle ces objectifs et les
moyens d'y parvenir :
1) manger pour moi (sous-entendu en quantité suffisante et pas juste pour faire plaisir à ma famille)
2) accepter mes émotions
3) prendre du recul par rapport à ma "souffrance" (ce dernier terme a été employé par eux!)
Et je dois y arriver en seulement 3 mois, dont 4 semaines sans eux (2 semaines à Bristol et 2 au Pouliguen).

Je vois une diététicienne du centre le 6 Août, à ma demande. Je veux un regard médical, professionnel sur ce que je mange... même si j'aurais préféré voir un nutritionniste, plus qualifié.

Cette semaine, j'ai fait une crise le lundi. Puis j'ai lutté et je n'en ai pas fait d'autre, même si j'ai acheté de la bouffe (500g de cruesli chocolat au lait et 200g d'oursons chocolat monoprix) et qu'elle est stockée dans ma chambre :X

Faire du sport me reboost pour me battre... Le prof de LIA m'encourage bien et il est trop sympa : )

Oui... je crois que je vais faire comme ça dorénavant : une crise par semaine prévue à l'avance. Et si je peux l'éviter, tant mieux !!!

On m'a dit aussi de ne pas trop lutter... mais je ne peux pas m'en empêcher : ça m'obsède.

# Posté le vendredi 27 juin 2008 16:44

Doutes...

Doutes...
J'ai peur de trop souffrir à cause de mon addiction, la boulimie vomisseuse

Mon rêve est de pouvoir vivre avec elle sans craindre d'avoir les dents détruites, l'oesophage percé, une hypokaliémie...
Ainsi, j'aurais cet infini paradis artificiel pour toujours. Ce paradis rose bonbons, sucré, gras à l'excès, sans limites ! La jouissance ne vient pas du goût de l'aliment, mais du bourrage d'estomac, du remplissage à vitesse grand V. Je n'en ai jamais assez ! Tout cela en n'ayant jamais un corps d'obèse, parce que pour sortir du paradis, il faut passer par la case vomissement, torturer un peu ce corps qui vit dans le monde réel, lui, le pauvre. Vomir permet de me vider de tout ce qui me fait horreur dans monde réel : ma haine, mon dégoût, mes émotions trop fortes que je ne contrôle pas. C'est aussi l'expiation terrestre de ce temps passé hors du monde réel. La boulimie est mon échappatoire... le vomissement est la soupape de sécurité de celle-là et c'est aussi un moyen de purger mon esprit de toute pensée, de toute émotion... Mon corps ensuite est comme anesthésié...
Euphorie immédiate à portée de bouche... à n'importe quel prix.

Mais le prix en réalité est devenu trop grand : ma famille déshonorée, ayant une fille qui vole, ment, se cache.... mon corps ayant commencé à payer le prix du bonheur artificiel... la culpabilité étant devenue trop lourde...

Alors je me bats pour ne plus m'endetter pour ce paradis. Mais la dépression m'est revenue en pleine face, accompagnée de doutes par milliers, d'angoisse et d'insomnies...

Les doutes sont souvent sous formes de questions assassines :
Pourquoi je me bats? La vie en ce monde-ci vaut-elle le coup? ....?
Ou alors en me rappelant certaines horreurs dont l'Homme est capable...
puis par cette question encore :
Pourquoi vivre dans ce monde-ci, si terne, si fade, si cruel, si gris...?

Alors je vacille...
On m'a mise sous anti-dépresseurs... j'ai peur d'en avoir besoin toute ma vie...

Une patiente m'a dit un jour : il faut se faire une raison, il n'existe rien d'aussi puissant que ça (la boulimie, l'addiction).


Putain de monde réel.

# Posté le vendredi 27 juin 2008 10:58

Modifié le samedi 28 juin 2008 06:38